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The Wish List 14 mai 2010

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En voyant le titre, on pourrait penser que le livre fait référence à l’excellent film « The Bucket List » avec Jack Nicholson et Morgan Freeman. En voyant l’auteur, on pourrait penser que le livre est à la hauteur d’Artemis Fowl. Or, il n’en est rien, et c’est bien dommage.
Je ne pensais pas pouvoir être déçue par Eoin Colfer, notre cher instit’ Irlandais qui a écrit une brillante série SF/fantasy ainsi que d’autres ouvrages esseulés tel que Le supernaturaliste. Eh bien si ! Que le Diable l’emporte n’a absolument rien d’extraordinaire.

L’histoire en bref : Belch est un jeune voyou qui demande à Meg de l’aider à cambrioler un vieil homme, mais les deux adolescents meurent dans un » accident » de gaz. Ils traversent alors un tunnel, l’un va en enfer rencontrer Belzébuth, sbire de Satan, tandis que l’autre attend au purgatoire, sa balance des bonnes et des mauvaises actions ne parvenant pas à pencher d’un côté plus que de l’autre. Comme il faut bien envoyer la jeune fille quelque part, on décide de la renvoyer sur Terre pour qu’elle accomplisse des actions qui détermineront si elle finira en enfer ou au paradis. Sa mission, qu’elle accepte bien malgré elle, consiste à aider le vieil homme qu’elle a tenté de cambrioler. Cette aide ne se résume pas à lui faire à manger et à l’habiller, mais à lui permettre d’accomplir 4 souhaits de sa liste, avant qu’il ne rende lui-même l’âme.

Un scénario qui aurait pu être original, qui aurait dû être plaisant grâce à l’humour et à la verve de Colfer. Malheureusement, en dehors de quelques passages caractéristiques de son style, on s’ennuie beaucoup de ce topos. La fin de l’histoire de Meg est nettement prévisible et on aurait pu s’arrêter là, mais non, l’auteur en rajoute une couche, qui n’est pas des plus utiles et qui confirme ma déception. Pourtant, j’ai essayé de le lire en anglais, me disant qu’en version originale ce serait plus intéressant, mais ce n’est pas le cas. Certes, la traduction française rend le texte bien « plate », mais en anglais il n’est guère transcendant.

Tant pis, peut-être ne suis-je plus à même d’apprécier un livre destiné aux 8-10 ans…

COLFER Eoin, Que le Diable l’emporte, Paris, Gallimard Jeunesse, 2002 (Coll. « Folio Junior »)

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Just in case 1 décembre 2009

Posted by aurelhibou in Classement vertical.
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On voudrait ne pas tirer de conclusions hâtives quant aux ouvrages publiés par Hachette Littérature, mais on peut s’interroger sur sa politique éditoriale. Quel est l’objectif de l’entreprise ? Insérer le plus de fautes ortho et typo dans un livre pour entrer dans le Guinness’ Book ? Décrédibiliser la littérature auprès des jeunes ?

Certes, j’ai appris jusqu’à neuf mots en lisant la quadrilogie Twilight. Toutefois, s’il fallait commettre un crime envers un livre, en faire un autodafé, je choisirais sans retenue Si jamais.

Meg Rossof nous livre une histoire tirée par les cheveux et le traducteur est plus qu’exécrable. Quant au correcteur orthographique, Hachette a tout simplement rayé cette profession de son processus éditorial.

Si jamais

David Case est poursuivi par le destin. Pour lui échapper, il décide de changer de prénom : il devient Justin Case. Cela  fait un super jeu de mot : just in case, mais seul le titre anglophone est intéressant. Alors comme ça il suffit de prendre le prénom de son choix pour que la fatalité nous oublie ? Bien sûr que non, il faut aussi changer de style vestimentaire, se détacher de ses amis et des ses parents. Jusqu’ici, ça peut encore passer.Mais il y a plein de points qui clochent :

– Justin a un lévrier imaginaire. Ce chien a beau ne pas être réel, Peter, le seul ami de Justin, le voit également et joue avec lui. Où est la logique ?

– il emménage chez Agnes pendant plusieurs jours parce qu’il n’a plus envie de vivre chez ses parents, après avoir passé quelques nuits à laéroport de Luton (!!!). Agnes en ayant assez l’envoie chez Peter. Vous connaissez beaucoup d’ados qui n’ont pas fugué de chez eux mais sont malgré tout allés vivre pendant des semaines chez des copains et dont les parents ne disent rien ?

– Justin a 15 ans. L’auteur a voulu faire dans l’atypique tout en abordant des sujets stéréotypés propres à l’adolescence. Ainsi, on alterne entre « je veux coucher avec elle » et des pseudos considérations métaphysiques dignes de son âge :
« Si j’étais un lapin, pensa Justin, je pourrais me balader dans le monde, vaquer à mes affaires, manger de l’herbe et dormir. Il n’y aurait pas d’introspection, pas de délires. Il y aurait toujours le désir, mais je pourrais baiser comme un lapin. C’est ce qu’on attendrait de moi. Il rit. (…) Je suis un lapin, comprit-il avec stupeur. Comment cela est-il arrivé ? »

Nous aussi on se le demande…

Conclusion : ne perdez pas votre temps avec ce livre, même si Amazon ose en faire une critique laudative!

ROSOFF Meg, Si jamais…, Paris, Hachette Jeunesse, 2007, 356 p. (Coll. « Black Moon »)