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Achevé d’imprimé 25 décembre 2012

Posted by aurelhibou in Florilège.
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Oui, oui, je suis toujours en vie, je n’ai pas disparu de la circulation. J’ai juste changé de médiathèque, déménagé et donc été privée d’internet pendant un certain temps. Mais rassurez-vous, tout va bien !

En ces périodes de fêtes, je voudrais mettre de la bonne humeur dans votre chaumière grâce aux mentions particulières d‘achevés d’imprimés de certains livres :

Toucan colle

Toucan colle, chez Ane baté

Boris,chez Tierry Magnier

Boris, chez Tierry Magnier

Boris, encore chez Thierry Magnier

Boris, toujours chez Thierry Magnier

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année !

Mes albums du moment 28 juin 2011

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Derniers gros coups de cœur parmi nos (rétro)acquisitions de la semaine dernière (hum, 300 livres à cataloguer pour l’été…) :
Moi d’abord, Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo, éditions Frimousse (avril 2010)

L’histoire : dans la famille canard, il y a quatre canetons. Parmi eux, il y en a un qui veut toujours être le premier. « Moi d’abord » cancane-t-il sans cesse pour aller à la pêche ou pour prendre son bain. Mais quand vient l’heure de passer à table, une drôle de suprise attend le caneton impatient.

Pourquoi faut-il le lire ?

1. Parce que Michaël Escoffier est un auteur qui écrit des livres plus intéressants que Martine pour les enfants (désolée Hélène et Casterman).

2. Parce que les illustrations de Kris Di Giacomo sont agréables.

3. Parce que c’est édité chez Frimousse, qui édite également la collection de Manceau « La petite étincelle« , alors c’est forcément bien.

4. Parce que c’est drôle ! Il faut absolument lire jusqu’à la dernière page, il y a deux chutes.

Du même auteur nous avons aussi acheté : Cherche figurants, Kaléidoscope, 2011

Du même illustrateur : Le panier de Lulu, Frimousse, 2008

Le nouveau monde, Jérôme Ruillier, Bilboquet, 2008

L’histoire : par-delà les mers, Christophe débarque sur une terre inconnue. C’est le début d’une longue aventure et la découverte d’un nouveau monde.

Pourquoi faut-il le lire ?

1. Parce que le texte de Jérôme Ruillier est percutant, touchant et que ses illustrations sont à la fois simple, logiques et tellement expressives.

2. Parce que ça parle de la différence de façon différente ! Tout comme Quatre petits coins de rien du tout, je suis sûre que ça plaît beaucoup aux instit’ de maternelle.

3. Parce qu’il faut soutenir les petites maisons d’édition de qualité situées en province.

Rappelons que si ces livres sont rangés dans la catégorie « albums pour les petits« , les plus grands -adultes compris- s’en délecteront encore plus ! Bonnes lectures 🙂

Nicholas Dane 10 janvier 2011

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Melvin Burgess a encore sévi : à l’automne dernier, Gallimard a publié son dernier ouvrage, Nicholas Dane.

Mon appréciation de cet auteur renommé dans le domaine de la littérature jeunesse, la quatrième de couverture, les critiques élogieuses ainsi que le bandeau figurant sur cet opus m’ont inévitablement incitée à le lire au plus tôt. Habituée à des brillantes descriptions du monde adolescent et à un regard aiguisé sur la société, mes attentes quant à cet ouvrages étaient fortes. Peut-être un peu trop, car Nicholas Dane m’a déçue.

Pour situer l’histoire, voici un résumé que l’on trouve sur la 4e de couv. :

« Quand Nicholas perd sa mère d’une overdose, il se retrouve seul. Très vite, il est envoyé dans un foyer pour garçons. A quatorze ans, il y découvre d’abord la violence, l’humiliation, les punitions. Alors qu’il croit trouver auprès de Mr Creal, le directeur adjoint, un peu de réconfort et de douceur, Nick finit par comprendre qu’il devra payer de sa personne… Sous l’emprise de la perversité, il n’a plus qu’une solution : fuir. »

Et le point de vue de l’éditeur ainsi que des critiques :

« Construit avec une grande sensibilité et une irrésistible intensité dramatique, Nicholas Dane affronte un sujet particulièrement tabou. D’une honnêteté absolue, le nouveau roman du grand Melvin Burgess nous aide à comprendre ces scandales cachés et leurs victimes : des adolescents sacrifiés qui tournent mal. Une lecture dérangeante, violente mais salutaire et inoubliable. »

« Sans aucun doute, l’œuvre la plus substantielle et la plus ambitieuse de Burgess, Nicholas Dane est très certainement un livre important qu’il fallait écrire. » The Daily Telegraph

Le sujet a beau être parfaitement brugessque, la façon dont l’auteur l’a traité l’est nettement moins, en particulier en ce qui concerne la 1re partie du roman, lorsque Nick est envoyé en institution. Les intrusions d’un narrateur omniscient amenuisent la portée des propos de l’auteur et brisent le rythme en apportant un regard d’adulte « moralisateur ».  Il est toutefois compréhensible que Burgess ait, pour une fois, souhaité prendre de la distance par rapport à son récit, précisant que les faits se passent dans les années 1980 et que les établissements évoqués ont changé. Ce regard, il me semble pourtant, n’a pas sa place dans un roman pour ados : ceux qui lisent ce livres doivent être capables de recevoir cette histoire, de se l’approprier et de juger les faits sans que l’auteur prenne le pas sur le narrateur.

Mais qui est réellement le public visé ? Nicholas Dane est publié par Gallimard Jeunesse, bien que seule la maison d’édition « Gallimard » apparaisse sur la couverture. Par ailleurs, la 4e de couverture précise « Ne convient pas aux jeunes lecteurs« , tandis que le bandeau avertit « Attention, Burgess ». Ce qui, lorsqu’on connait les thèmes abordés par Burgess et la façon dont il les traite, est une véritable mise en garde pour les plus jeunes. Malgré tout, l’achevé d’imprimé présente bien la mention du respect de la loi de 1949 relative aux publications destinées à la jeunesse. Alors à qui s’adresse cet ouvrage ? L’avertissement élimine les jeunes ados, alors que les ouvrages de la collection « Hors série littérature » de Gallimard Jeunesse vise précisément les adolescents. Le public se restreindrait-il aux 16-19 ans ? Dans ce cas, en quoi est-il « un livre important, qu’il fallait écrire » ? Pour qui est-il important ?

En plus des fautes laissées par le correcteur, ce livre m’a désappointée : je ne dis pas qu’il est mauvais, loin s’en faut, mais ce n’est pas le Melvin Burgess que j’attendais. Il a voulu parler de la pédophilie dans les institutions, mais il n’y est pas parvenu aussi bien que Nathalie Le Gendre dans Les orphelins de Naja (Mango, 2008). Ce dernier faisait d’ailleurs partie de la sélection du Prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine l’an dernier, où il a fait longuement polémique. Sans doute The Daily Telegraph n’en a-t-il pas entendu parler…

Enfin, ce roman ne fera pas partie de mes prochaines acquisitions pour le secteur ados : il n’y trouverait certainement pas son public et serait difficilement défendable d’un point de vue déontologique.

Une critique plus élogieuse sur Ricochet

BURGESS Melvin, Nicholas Dane, Paris, Gallimard Jeunesse, 2010, 394 p. (Hors Série Littérature) 14 €

Que de bulles 29 septembre 2010

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Je reviens pour vous faire part d’événements culturels qui auront lieu dans les prochains jours en Ille-et-Vilaine. Les deux manifestations qui suivent ont en commun à la fois le genre mis à l’honneur, à savoir la bande dessinée, et une partie du titre de leur festival. Qui a copié qui ? 😉

Commençons par Bulles des Prés. Il s’agit d’un festival organisé par la bibliothèque intercommunale du Pays Guerchais.
Depuis début septembre, les lecteurs ont l’occasion d’emprunter un ou plusieurs ouvrages en lice pour le Prix Bulles des Prés. Ils peuvent donner une note aux BD suivantes et ainsi déterminer laquelle est la « meilleure » :

  • Inner City Blues, Amari B, Brüno, Vents d’Ouest
  • Rocher rouge, Michaël Sanlaville et Eric Borg, Casterman
  • Cadavre exquis,Pénélope Bagieu, Gallimard
  • Travelling Square District, Greg Shaw, Sarbacane

Affiche Bulles des Prés

La manifestation même aura lieu samedi 2 octobre, de 10 h à 17 h à La Salorge (La Guerche-de-Bretagne). Trois créateurs ont été invités : Arnaud Floc’h, Thomas Priou et Emmanuel Reuzé. Ceux-ci proposeront les ateliers suivants :

  • incident comme moteur de la création d’une BD, Arnaud Floc’h, publics ados/adultes
  • mise en dessin d’après un scénario, Thomas Priou, enfants
  • cours particulier pour le vainqueur du concours de dessin, Emmanuel Reuzé

Le concours de dessin est ouvert à tous et le thème est libre : l’illustrateur choisira une ou deux œuvres parmi celles qui auront été remises à la bibliothèque.
Pour plus de renseignements et inscriptions : Bibliothèque du Pays Guerchais – 02 99 96 22 20 et un article Ouest France !

La semaine suivante se déroule la 30e édition du non moins célèbre festival Quai des Bulles à Saint-Malo. Est-il besoin de le présenter ? Du 8 au 10 octobre il réunit plus de 300 créateurs (auteurs, illustrateurs, scénaristes, coloristes, etc.) ainsi que de nombreux professionnels du livre : éditeurs, bouquinistes, libraires, associations de fanzines. Vous pourrez même y croiser des bibliothécaires, c’est fou !

Toutes les infos utiles sur le site officiel.

Mélanie Watt 22 mai 2010

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Encore une découverte québécoise : Mélanie Watt. Elle est l’auteur des succulents Frisson l’écureuil et Chester le chat (à ne pas confondre avec le Chat du Cheshire d’Alice). C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé ces deux héros anticonformistes dans les bacs d’albums de la médiathèque Jacques Demy.

Frisson est un écureuil étonnant : il a peur de presque tout, planifie chaque instant de sa journée et fait des listes de critères pour tout et rien, en particulier sur « comment se faire un ami ». C’est peut être pour cette raison que j’aime beaucoup ce petit rongeur atypique 🙂

Frisson l'écureuil

Frisson l'écureuil se fait un ami

Chester est un chat mégalo qui « dialogue » avec sa dessinatrice tout au long du livre : il corrige en rouge ce qui ne lui plait pas, de façon à s’approprier l’histoire commencée.

Chester

Bref, de beaux albums pleins d’humour, que du bonheur ! Pour plus d’informations sur Mélanie Watt, voir sur le site des éditions Shcolastic. En France, ses livres sont édités chez Bayard Jeunesse.

Salons, fêtes, festivals du moment 21 mai 2010

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Cette fin de semaine ont lieu deux événements de dimensions totalement opposées.

D’un côté, le festival du film et du livre des Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, qui brasse énormément de monde grâce à une programmation toujours exotique, audacieuse et exigeante. Je n’ai pas besoin d’en faire la publicité, la manifestation le fait très bien sur son site.

De l’autre côté, la Très Petite Fête de la petite édition à Clisson. Laurence Neveu, libraire de la Très Petite Librairie, invite à des moments de partage autour de concerts, d’un « apéro littéraire, dînatoire et champêtre« , de promenades et même d’un bal. Bien sûr, les classiques rencontres avec les auteurs sont également au programme. Mais il me semble que cet événement nécessite nettement plus de communication et de promotion que les Étonnants Voyageurs. En effet, le travail de cette libraire passionnée est tout à fait remarquable, tant par sa qualité que par son originalité.

Le weekend prochain aura lieu le Salon du livre de jeunesse de Questembert (56) : la programmation y sera beaucoup plus classique, mais notons que ce salon est consacré à la jeunesse !

Printemps du Livre de Grenoble – du 17 au 21/03/10 18 mars 2010

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Depuis hier, mercredi 17, et jusqu’à dimanche 21 a lieu la 8e édition du Printemps du Livre de Grenoble.
Au programme : rencontres avec les auteurs, dédicaces, bibliothèque éphémère, ateliers pour les enfants, expositions, etc., le tout principalement au Jardin de Ville.

Le Printemps a commencé par la journée professionnelle, durant laquelle Mme Katy Feinstein a présenté l’événement annuel et le prix jeunesse Rhône-Alpes. La matinée a débuté par « l’aventure éditoriale de l’école des Loisirs » avec Véronique Haïtse, directrice éditoriale, et l’écrivain Xavier-Laurent Petit, auteur de Be Safe.

Xavier-Laurent Petit

Xavier-Laurent Petit

La journée s’est poursuivie par des rencontres avec Serge Bloch, illustrateur rarement présent sur la scène médiatique, Valentine Goby, écrivaine engagée auprès des ZEP et Thomas Lavachery, venu de Belgique nous parler de son Morphir. De bien belles rencontres qui se poursuivront tout au long de cette fin de semaine.

Serge Bloch et Katy Feinstein

Serge Bloch et Katy Feinstein

Valentine Goby

Valentine Goby

Thomas Lavachery

Thomas Lavachery

Venez rencontrer Franck Prévot au stand de La Dérive vendredi à 17 h et Kamel Hajaji à la bibliothèque du Centre-Ville à 18 h 30, si vous n’êtes pas plongés dans les cartons de déménagement 🙂

Soulières 6 mars 2010

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Je ne vous ai que trop rarement parlé de l’édition québécoise, qui est pourtant d’une grande richesse ! Remédions-y en nous attardant un peu sur Soulières Editeur.

Cette maison d’édition pour la jeunesse a été fondée en 1996 par Robert Soulières et Colombe Labonté, sa compagne. Installés dans leur cave en banlieue montréalaise, tous deux mènent un travail remarquable : en publiant 16 livres par an, ils proposent un travail de qualité aux jeunes lecteurs québécois, car malheureusement les productions de la Belle Province traversent rarement l’océan Atlantique. Leur catalogue est divisé en trois collections, c’est-à-dire en trois catégories de lecteurs :

  • Ma petite vache a mal aux pattes, destinée aux enfants à partir de 6 ans (le titre est issu d’une célèbre comptine québécoise que je ne saurais vous chanter 🙂 )
  • Chat de gouttière, à partir de 9 ans
  • Graffiti, à partir de 11 ans, collection pour adolescents.
Ma petite vache a mal aux pattes

Ma petite vache a mal aux pattes, illustrée par Caroline Merola. Source http://www.canadacouncil.ca

Robert Soulières n’est pas « seulement » un éditeur investi et passionné par son métier, il endosse aussi souvent le rôle d’auteur. La plupart de ses livres sont pleins d’humour et de jeux de mots ; nombreux sont ceux à avoir remporté prix et distinctions, dont la mention d’honneur de l’IBBY pour L’homme aux oiseaux. Ce site vous en dira un peu plus sur son parcours, mais rien ne vaut une vraie rencontre ! Colombe Labonté et Robert Soulières sont en effet des éditeurs charmants, attachants et passionnants.

D’autre part, c’est article n’est pas anodin, je l’ai écrit pour vous faire part de la nouvelle apparence du site de la maison : Soulières Editeur . Un soupçon moins coloré qu’auparavant, il est néanmoins plus clair et rassemble toujours des éléments intéressants tels que des fiches pédagogiques, des fiches de lecture, des argumentaires ou encore des propositions d’activités autour des ouvrages.

Petite sélection personnelle :

  • CHAGNON Gaëtan, Le secret de l’hippocampe, Saint-Lambert, Soulières Editeur, 2005 (Coll. « Graffiti »)
  • SIMARD Danielle, J’ai vendu ma sœur, Saint-Lambert, Soulières Éditeur, 2003, (Coll. « Ma petite vache a mal aux pattes »)
  • SOULIÈRES Robert, Un cadavre de classe, Saint-Lambert, Soulières Éditeur, 1997, (Coll. « Graffiti »)
  • SOULIÈRES Robert, Ding, Dong, Saint-Lambert, Soulières Éditeur, 2005, (Coll. « Graffiti ») Cet ouvrage reprend la même histoire 77 fois, comme Queneau l’a fait dans ses Exercices de style !