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Retour de Salon -2e partie 27 mars 2012

Posted by aurelhibou in Actus.
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Les rencontres professionnelles

Remise du Prix Sorcières 2012

Il s’agit d’une « cérémonie » annuelle toujours très attendue pour les passionnés de littérature jeunesse, en particulier les médiateurs, qui pourrait néanmoins bénéficier de davantage de lisibilité et améliorer sa communication. Mais les petites sorcières décernées aux gagnants sont très mignonnes 🙂

Un peu perdu, Chris Haughton, Thierry Magnier

Catégorie Tout-Petits. Je l’ai découvert sur le salon le vendredi, ce fut un véritable coup de coeur. La synchronicité a fait qu’on me l’a offert le soir-même, dans sa version anglaise, dédicacée par l’auteur !

De quelle couleur est le vent ?, Anne Herbauts, Casterman

Catégorie Albums enfants, nous l’avions déjà à la bibliothèque 🙂

L’enfant, Colas Gutman, L’école des Loisirs

Catégorie Premier roman

Les conférences

Les organisateurs se targuent d’avoir reçu l’année dernière plus de 4 000 bibliothécaires et ont donc voulu nous mettre à l’honneur cette année en nous réservant un espace : la plateforme Biblidoc. Quelle belle initiative ! Malheureusement, les organisateurs doivent avoir quelques problèmes de calcul car cette agora ne permettait même pas d’accueillir une centaine de personnes. Lorsque j’ai voulu assister à la conférence « Faut-il encore des bibliothécaires ? », il y avait tellement de monde de chaque côté des entrées qu’il m’était impossible d’écouter ce que les invités avaient à dire. Selon la personne en poste à l’accueil, la conférence n’a pas été enregistrée. Je ne saurai donc pas s’il faut encore des bibliothécaire, si je sers à quelque chose ou si je dois changer de voie dès aujourd’hui. A moins que quelqu’un y ait assisté et me fasse partager ses notes, par pitié 🙂

Sinon, j’ai malgré tout assisté à la très intéressante conférence intitulée « Les enjeux environnementaux du livre », organisée par le Syndicat national de l’édition (SNE). Etaient présents :

Jean-Luc Ferrante, éditeur « écolo-compatible » (La Plage)
Ronald Blunden, directeur de communication chez Hachette Livre (tiens, Hachette a arrêté de bouder le salon !!!)
–  Jean-Marc Lebreton, représentant de la concurrence, chef de fabrication chez Place des Editeurs, Editis
Philippe Monchaux, FCBA (impossible de trouver à quoi correspond l’acronyme, mais ça a un rapport avec les forêts)
Benoît Moreau, ingénieur environnement sécurité et membre de la Fédération de l’imprimerie et de la communication graphique (FICG)

Pour recadrer :

– en France, 689 747 références ont  été vendues en 2011, pour un peu plus de 450 millions d’exemplaires
– les livres ne représentent que 4 % de l’utilisation de papier
– seuls 9 % des livres partent au pilon (qu’ils disent…)

Pour résumer l’intervention :

– le SNE a mis en place une commission qui travaille sur les problématiques environnementales et souhaite rédiger un guide des bonnes pratiques éditoriales (c’est bien !)
– les petits éditeurs écolo-compatibles font attention aux encres et aux papiers qu’ils utilisent ainsi qu’à ce qu’ils publient : plus on est sélectif, plus on s’assure de trouver un lectorat, moins on pilonne (logique !)
– être écolo-compatible n’est pas une difficulté, même pour les petites maisons d’édition.
Hachette a mis en place un plan d’action comprenant, entre autres, l‘étiquetage carbone de chaque livre -càd qu’un bilan carbone individualisé a été réalisé sur chaque titre. Notons que l’empreinte carbone d’un ouvrage est estimé à 1.3kg en France, alors qu’ils de de 4 kg aux Etats-Unis (d’une part parce que les méthodes de calcul ne sont pas les mêmes, d’autre part parce que les procédés de fabrication et les trajets d’acheminement ne sont pas les mêmes).
–  les normes et affichages réglementaires se développent en France : ISO 14 001, FSC, PEFC, etc.
– au niveau français, les surfaces sylvestres augmentent, à la différence de l’échelle mondiale (au cas où vous auriez eu un doute).
40 % de notre papier est importé alors qu’on pourrait davantage exploiter les forêts françaises : il est nécessaire de récolter le bois pour ne pas stocker le carbone.

Pour conclure :

– un livre numérique a une empreinte écologique beaucoup plus lourde qu’un livre papier : l’empreinte des tablettes/liseuses/reader/e-book (à vous de choisir) est considérable de par les matériaux de construction utilisés -plastiques, matières premières rares et non renouvelables-, les quantités de serveurs informatiques qu’elles requièrent et la consommation d’électricité à chaque fois qu’on la recharge (arguments Hachette). Aujourd’hui, seul Apple affiche le bilan carbone de son IPad, mais sans en préciser la méthodologie.
– le papier recyclé, qui engendre un surcoût, ne peut contenir au maximum que 60 % de fibres recyclées pour conserver des propriétés correctes, il est nécessaire d’injecter de nouvelles fibres pour obtenir de la qualité ; cependant, en tant qu’imprimeur, il est difficile de trouver du papier recyclé en France.
–  les imprimeurs doivent se (re)postionner, ils vivent une période de mutation, comme l’ensemble de la chaîne du livre. Pour eux, l’avenir est dans le service. Ils doivent tendre vers le livre « mieux imprimé, en bonne quantité, distribué entre de bonnes mains ».

Les expositions

Naruto avait une place de choix dans le salon, pour fêter son 10e anniversaire. Mais je vous avouerai que je n’ai pas prêté beaucoup d’attention à ce héros de manga.

J’ai préféré cheminer dans la Cité, qui présentait différents travaux d’architectes portant sur des médiathèques déjà construites où dont le projet est en cours de réalisation. On remarque que toutes axent leur développement autour de l’idée de « la médiathèque 3e lieu« . Certaines sont au coeur de projets de rénovation urbaine (Vitrolles, Saint-Malo), d’autres ont été conçues au sein d’éco-quartiers (Colombes). C’était une exposition intéressante et bien construite, qui donnait envie de visiter tous ces beaux bâtiments.

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Quentin Blake et les âges de la vie 27 février 2011

Posted by aurelhibou in Actus.
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Cette année, Quentin Blake est à l’honneur à Angers. Le célèbre illustrateur jeunesse s’est vu confier la décoration de la nouvelle maternité qui ouvrira courant 2011. On peut en voir un aperçu dans le cadre de l’exposition « Quentin Blake et les âges de la vie » qui a lieu à la bibliothèque Toussaint.

Source : kidiklik.fr

Il s’agit d’une très belle exposition qui nous montre certains travaux que l’anglo-saxon a réalisés pour différents services hospitaliers (psychiatrie, pédiatrie, maison de repos, etc.) au Royaume-Uni et à Paris, ainsi que des reproductions des encres et aquarelles qui illustrent les livres de Roald Dahl (entre autres). Ainsi, on commence notre parcours au « rez-de-jardin » pour finir au 2e étage, à l’espace jeunesse, où l’on peut feuilleter à loisir quelques une des ses oeuvres.

Source : my-angers.info

Cette exposition prend fin le 12 mars, alors dépêchez-vous ! Heureusement, vous pourrez encore avoir l’occasion de profiter des manifestations qu’Angers organise en l’honneur de Blake (Quentin, pas Stéphanie !) jusqu’en juin. Pour plus d’informations, c’est ici, sur le site de la BM d’Angers.